Cameroun : l’opposant Maurice Kamto inculpé

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Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et ses proches partisans ont été inculpés de «rébellion», «insurrection» et «hostilité contre la patrie», mardi 12 février 2019 par le Tribunal militaire de Yaoundé.

Après une garde à vue de deux semaines dans les locaux du Groupement spécial d’opérations (GSO), une unité spéciale de la police à Yaoundé, l’opposant Maurice Kamto et les dirigeants de son parti ont été transféré dans la nuit de mardi à mercredi à la prison centrale de Yaoundé sur ordre du commissaire du gouvernement du tribunal militaire de la capitale.

L’information a été révélée mercredi à Anadolu par Emmanuel Simh, l’un de leurs avocats.

L’opposant camerounais Maurice Kamto et les principaux dirigeants de son parti, tels que Penda Ekoka, Célestin Djamen, Alain Fogué et Albert Dzongang, sont jugés pour hostilité contre la patrie, insurrection, outrage contre le Président de la République, entre autres, a déclaré à Anadolu Emmanuel Simh.

Interpellés dans plusieurs villes camerounaises le 28 janvier dernier après des manifestations interdites, ces inculpations les ont été signifiées, mardi nuit, par le parquet du tribunal militaire de Yaoundé. Ces inculpations concernent également vingt-huit de leurs partisans du MRC.

« Cette procédure judiciaire relève du règlement de compte politique. Le régime de Yaoundé essaie d’éliminer un adversaire politique, en utilisant la justice, surcroit la justice militaire. Un leader d’un parti politique n’a-t-il pas le droit d’organiser une manifestation ? », s’interroge Simh.

L’opposant Maurice Kamto était arrivé deuxième (avec 14,23 % des suffrages) au scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, selon les résultats publiés par Conseil constitutionnel, contestés par l’opposition camerounaise.

Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 ,avait été déclaré vainqueur avec un score de 71,2 % des voix.

Depuis, le leader du MRC conteste la réélection de Paul Biya.

Pour protester contre ce qu’il qualifie de « hold-up électoral », l’opposant Kamto avait organisé le 26 janvier dernier des « marches blanches » dans plusieurs villes du Cameroun.

Ces manifestations interdites d’avance par le gouvernement, avaient été réprimées par les forces de sécurité et au moins six militants du MRC avaient été blessés par balles réelles selon le MRC.

A l’étranger, les ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin ont été saccagées, ce qui a nécessité la suspension, jusqu’à nouvel ordre, des services consulaires.

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