Audiovisuel du Tchad

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Quant on veut du nouveau avec les anciens.

Le secteur de l’audiovisuel public du Tchad a besoin criard de nouveaux talents en phase avec l’évolution technologique et à même de tirer le maximum de ce qu’offre le numérique dans le domaine. Aujourd’hui, le Tchad est à la traîne de la migration au numérique faute de vision claire en la matière et de ressources humaines qualifiées. On a beau changer les appellations des structures et leurs statuts à travers des réformes superficielles, tant que les problèmes de fond n’ont pas été résolus, on n’ira à nulle part. À l’ère du numérique, le secteur de l’audiovisuel public du Tchad a besoin d’un effectif léger et à jour de formation pour fonctionner à merveille.

La majorité de salariés actuels plus sensibles aux questions syndicales que professionnelles et qui se soucient davantage de leurs droits sociaux que de leurs devoirs professionnels n’ont aucune utilité qui impacte le secteur. Un professionnel valablement formé au numérique, fera le travail de dix salariés de la vieille école qui ne font qu’alourdir l’effectif.

La radio télévision du Tchad doit subir, à mon sens, une chirurgie esthétique douloureuse qui lui assurerait une peau belle et neuve à l’image de son nouveau siège futuriste. Cette boite éminemment stratégique à plusieurs égards est aujourd’hui gravement asphyxiée, elle nécessite par conséquent de l’oxygène, du sang neuf, de nouvelles têtes, de nouveaux visages, de l’engagement, de la vision, de la créativité pour sortir de sa monotonie, de ses manquements multiformes, de ses programmes surannés, de son offre médiocre et surtout de sa gestion opaque.

Il ne suffit pas de changer de siège et de nom de l’établissement. Ne nous trompons pas de diagnostic. Le fond du problème de cette boîte ne réside ni au niveau de l’équipement, ni au niveau du siège, ni au niveau du nom de l’entité, ni au niveau du statut juridique, encore moins au niveau de resources financières allouées qui sont largement suffisantes. Je suis persuadé que l’essentiel du problème est dans l’humain qui tourne la boîte, au niveau de la formation, au niveau de la vision, au niveau de la créativité, au niveau du management et au niveau de l’obligation de résultat.

Hassan Bouyebri

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